Construire une feuille de route de transformation digitale à partir de la maintenance

5 Août 2025

Longtemps perçue comme une fonction de soutien, la maintenance est aujourd’hui au cœur des enjeux industriels. Pression sur les coûts, exigences de disponibilité des actifs, montée des normes réglementaires et sécuritaires : les entreprises n’ont plus le choix. Pour rester performantes, elles doivent repenser leurs modes de fonctionnement – et cela passe inévitablement par une transformation digitale bien conduite.

Ce que beaucoup ignorent, c’est que cette transformation ne se décrète pas uniquement depuis les directions générales ou informatiques. Elle peut – et même doit – partir du terrain. C’est là que la maintenance industrielle joue un rôle clé. Parce qu’elle manipule des volumes importants de données, qu’elle est en prise directe avec les opérations et qu’elle touche aux actifs les plus critiques de l’entreprise, elle constitue un levier stratégique pour initier une feuille de route digitale réaliste et à fort impact.

Grâce à des plateformes technologiques avancées comme IBM Maximo et à l’accompagnement d’un partenaire expérimenté comme Odexio, les entreprises peuvent transformer leur gestion des actifs en véritable moteur de performance globale. Encore faut-il structurer cette trajectoire, étape par étape.

Dans la majorité des projets de transformation digitale, la tentation est grande de partir « d’en haut » : stratégie, finance, systèmes d’information. Pourtant, de nombreuses initiatives échouent car elles peinent à s’ancrer dans le concret. À l’inverse, commencer par la maintenance permet de bâtir une approche pragmatique, mesurable et directement reliée aux réalités opérationnelles.

La maintenance est une fonction transverse, en interaction constante avec la production, les achats, la qualité, la sécurité et l’environnement. Chaque arrêt d’équipement, chaque panne, chaque opération de maintenance a un impact en chaîne sur la performance globale de l’organisation. Digitaliser ces processus revient à améliorer non seulement la fiabilité technique, mais aussi la fluidité globale des opérations.

Les équipes de maintenance manipulent quotidiennement une quantité importante d’informations : historique des interventions, durée de panne, pièces changées, coûts, alertes, non-conformités, etc. Pourtant, dans de nombreuses entreprises, ces données restent éparpillées, non centralisées, ou conservées sur des fichiers Excel peu exploitables. En intégrant ces données dans un système structuré comme IBM Maximo, on peut passer d’une maintenance réactive à une logique préventive, voire prédictive.

Les techniciens de maintenance ont une forte culture de la méthode, du retour d’expérience et du respect des processus. C’est un atout considérable pour initier une dynamique de transformation digitale. En les impliquant dès les premières étapes, on garantit un meilleur engagement et une adoption plus rapide des nouveaux outils.

Contrairement à d’autres domaines plus abstraits, les bénéfices de la digitalisation de la maintenance sont visibles à court terme : réduction des arrêts non planifiés, meilleure allocation des ressources, allongement de la durée de vie des équipements, diminution du taux de panne, amélioration du service client… En capitalisant sur ces gains rapides, les entreprises peuvent justifier et financer la suite de leur transformation digitale.

Avant de lancer un projet de transformation digitale autour de la maintenance, un état des lieux précis est indispensable. Il ne s’agit pas simplement de changer d’outil ou de passer au “tout numérique”, mais de repenser en profondeur la manière dont les flux d’information et les pratiques s’articulent au sein de l’organisation.

Chaque site industriel, chaque service maintenance fonctionne avec ses habitudes, ses outils, ses contraintes. Il est courant de découvrir que ce qui est écrit dans les procédures diffère sensiblement de ce qui se passe sur le terrain. Un diagnostic efficace ne doit donc pas se limiter à l’étude documentaire, mais passer par des observations concrètes, des échanges avec les équipes, et une analyse des pratiques réelles.

Chez Odexio, nous accordons une attention particulière à cette phase, car elle conditionne la réussite de tout le reste. Nous intervenons en co-construction avec les équipes opérationnelles pour identifier les irritants, les pertes de temps, les zones de flou, et les axes d’amélioration rapides. Ce travail est aussi l’occasion de poser les bases d’une conduite du changement réussie.

Dans de nombreuses entreprises, la maintenance repose sur un empilement d’outils hétérogènes : fichiers Excel, logiciels maison, systèmes papier, parfois une GMAO ancienne mal exploitée… Résultat : des données cloisonnées, des ressaisies multiples, une perte de traçabilité et une vision partielle des actifs.

La cartographie des outils permet de visualiser les flux d’information existants, d’identifier les doublons, les ruptures et les interfaces à créer ou renforcer. C’est une étape structurante pour bâtir une architecture digitale cohérente et scalable.

Une transformation digitale réussie ne s’improvise pas. Elle doit partir d’un diagnostic de maturité, qui évalue le niveau actuel de digitalisation selon plusieurs axes :

  • Gestion des actifs et traçabilité
  • Qualité et disponibilité des données
  • Automatisation des processus
  • Mobilité des équipes
  • Intégration avec le système d’information global
  • Culture data & pilotage par les indicateurs

Ce diagnostic permet de définir une trajectoire réaliste et adaptée : inutile de viser l’IA si les bons de travail sont encore remplis à la main ou si la codification des équipements n’est pas homogène.

Cette phase de cartographie est aussi le point de départ d’un projet structuré autour d’IBM Maximo. Pour tirer pleinement parti de ses capacités (modularité, interopérabilité, évolutivité), encore faut-il préparer le terrain : structurer les référentiels, nettoyer les données, formaliser les processus cibles.

Odexio intervient ici comme un facilitateur et un accélérateur, en aidant à faire le lien entre les besoins opérationnels, les ambitions digitales et les capacités techniques de la plateforme.

Une fois les processus analysés, les outils cartographiés et la maturité évaluée, il s’agit de passer de l’intention à l’action. Mais attention : une transformation digitale ne se décrète pas en une seule phase. Pour être adoptée, elle doit être progressive, cohérente, et pilotée avec rigueur.

La première étape consiste à hiérarchiser les actions. Chez Odexio, nous aidons nos clients à prioriser selon trois critères :

  1. Impact opérationnel : que gagne-t-on concrètement en fiabilisant ou automatisant ce processus ?
  2. Facilité de mise en œuvre : combien de temps et d’efforts cela demandera-t-il ?
  3. Effet levier : est-ce une condition nécessaire pour d’autres évolutions ?

Cette approche permet de démarrer par des “quick wins”, sans perdre de vue les objectifs de long terme. Par exemple :

  • Digitaliser les bons d’intervention et les comptes rendus techniques
  • Centraliser les historiques d’équipement dans une base unique
  • Structurer les gammes de maintenance et les plans préventifs
  • Mettre en place un pilotage par indicateurs (KPI)

Un bon plan de transformation ne se limite pas à une liste de projets. Il prévoit une progression organisée dans le temps, articulée en plusieurs jalons. Voici un exemple typique de trajectoire conçue par Odexio :

  • Phase 1 : Fondations
    Nettoyage des données, normalisation des équipements, définition des rôles, formation de référents
  • Phase 2 : Digitalisation des flux
    Mise en place d’une GMAO moderne comme IBM Maximo, dématérialisation des bons de travail, centralisation des historiques
  • Phase 3 : Optimisation
    Intégration avec d’autres systèmes (ERP, achats, supervision), automatisation des alertes, structuration de la maintenance préventive
  • Phase 4 : Intelligence et pilotage
    Mise en place de tableaux de bord, maintenance conditionnelle, intégration IoT, exploitation des données via Maximo Application Suite

Chaque étape est documentée, pilotée et évaluée avec des critères clairs. Cela permet à l’entreprise de capitaliser sur les premiers résultats, d’ajuster les étapes suivantes, et d’impliquer les équipes tout au long du processus.

La question de l’outil ne doit pas arriver trop tôt… mais elle ne doit pas non plus être reléguée à la fin du projet. Une fois les processus cibles clarifiés, il est essentiel de choisir une plateforme capable d’accompagner durablement la transformation. C’est là que Maximo fait la différence.

Modulaire, interopérable, robuste, Maximo permet d’aligner progressivement les processus sur les meilleures pratiques tout en laissant une grande liberté de configuration. Grâce à son ouverture, il peut être déployé par étapes, en mode cloud ou on-premise, et s’intégrer facilement avec les systèmes existants.

Odexio accompagne ses clients dans le paramétrage, le déploiement, l’intégration et la conduite du changement autour de Maximo, pour garantir une adoption fluide et une montée en maturité pérenne.

Une transformation digitale n’est pas un simple projet informatique. Elle implique un changement profond des pratiques, des habitudes, et parfois de la culture même de l’entreprise. C’est pourquoi l’implication des équipes est un facteur de succès aussi important que le choix des outils ou la qualité de la feuille de route.

Les techniciens de maintenance, les planificateurs, les chefs d’équipe, les responsables méthodes : tous sont concernés par les évolutions apportées par la digitalisation. Trop souvent, on leur présente les nouveaux outils une fois les décisions prises, en espérant une adhésion automatique. Cela ne fonctionne pas.

Chez Odexio, nous croyons que les meilleures transformations sont co-construites avec les utilisateurs. Dès les phases amont, nous menons des ateliers collaboratifs pour :

  • Identifier les irritants quotidiens
  • Valider les processus cibles
  • Tester les interfaces en conditions réelles
  • Recueillir les idées d’amélioration

Cette implication crée un sentiment d’appartenance, facilite l’appropriation, et permet de concevoir une solution qui colle aux réalités du terrain.

Le succès d’un projet de transformation digitale repose sur la montée en compétence des équipes. La formation ne peut pas être une simple session ponctuelle à la fin du projet. Elle doit être progressive, ciblée et continue :

  • Sensibilisation aux enjeux de la digitalisation
  • Prise en main des outils (comme Maximo)
  • Mise en situation sur des cas concrets
  • Support post-déploiement

Mais au-delà de la technique, il est essentiel de valoriser les bénéfices pour chacun : gain de temps, simplification, meilleure organisation, autonomie accrue. Un bon message : la transformation digitale ne vient pas remplacer votre métier, mais le rendre plus fluide et plus reconnu.

La conduite du changement ne doit pas être une pensée secondaire. Elle mérite un pilotage spécifique, avec des indicateurs dédiés :

  • Taux d’adoption des nouveaux outils
  • Retour qualitatif des utilisateurs
  • Nombre d’anomalies ou de réclamations
  • Niveau d’autonomie atteint par les équipes

Odexio accompagne ses clients avec des kits de conduite du changement, des dispositifs de formation, des indicateurs de pilotage, et parfois des relais internes formés pour accompagner leurs collègues.

Objectif : inscrire la transformation dans la durée, éviter les effets “one shot”, et s’assurer que les bénéfices soient durables, même après la fin du projet.

Une transformation digitale bien menée doit produire des résultats visibles. Mais pour qu’ils soient reconnus, partagés et consolidés dans le temps, encore faut-il les mesurer, les analyser et les exploiter dans une logique d’amélioration continue.

Avant même le début du projet, il est essentiel de se poser une question simple : qu’est-ce que nous voulons améliorer, et comment allons-nous le prouver ?

La définition d’indicateurs de performance (KPI) doit être intégrée dans la feuille de route. Ces KPI peuvent porter sur :

  • La disponibilité des équipements
  • Le taux de pannes récurrentes
  • Les temps d’intervention
  • Le respect des plans préventifs
  • Le taux de digitalisation des bons
  • Le temps moyen entre deux défaillances (MTBF)
  • Le taux de résolution au premier passage

Grâce à IBM Maximo, ces données peuvent être consolidées automatiquement et affichées dans des tableaux de bord clairs, personnalisables et accessibles à tous les niveaux hiérarchiques.

Une fois les données disponibles, encore faut-il les exploiter. Odexio accompagne ses clients pour mettre en place des rituels de pilotage autour des indicateurs :

  • Revue mensuelle des performances
  • Analyse des écarts et identification des causes
  • Plan d’action correctif ou préventif
  • Suivi de l’impact des évolutions

Ces rituels permettent de rester dans une dynamique de progrès, et surtout de ne pas retomber dans les anciens travers (procédures contournées, données incomplètes, outils sous-utilisés).

Maximo n’est pas une solution figée : c’est une plateforme modulaire, capable de s’enrichir progressivement. Au fur et à mesure de la montée en maturité de l’organisation, il devient possible de :

  • Intégrer des capteurs IoT pour une maintenance conditionnelle
  • Ajouter des modules spécifiques (gestion HSE, IoT Monitor, mobilité)
  • Connecter Maximo à l’ERP, aux outils d’achats, à la supervision industrielle
  • Automatiser certaines décisions grâce à l’IA ou à l’analytique avancée

La transformation digitale devient ainsi un levier stratégique de compétitivité, et non une simple mise à jour technique.

Odexio accompagne ses clients dans cette évolution continue, en assurant la montée de version de Maximo, l’ajout de nouvelles fonctionnalités, et l’adaptation aux nouveaux enjeux métier ou réglementaires.

La transformation digitale ne se résume pas à un changement d’outils. Elle repose sur une vision claire, une démarche structurée, l’implication des équipes et un pilotage rigoureux dans le temps. La maintenance, souvent perçue comme une fonction de soutien, peut devenir le point d’entrée idéal pour enclencher cette dynamique.

Pourquoi ? Parce qu’elle est au carrefour des équipements, des données et des hommes. Elle dispose déjà d’une grande richesse d’information, et ses enjeux – sécurité, disponibilité, performance – sont au cœur des priorités industrielles.

À condition d’être bien accompagnée, cette fonction peut porter une transformation ambitieuse mais maîtrisée. C’est exactement ce que propose Odexio, en conjuguant expertise métier, méthode de projet éprouvée, et maîtrise de la solution IBM Maximo.

  • Une feuille de route réaliste, alignée avec la stratégie de l’entreprise
  • Un déploiement progressif et adapté au terrain
  • Une plateforme évolutive, modulaire et puissante
  • Une conduite du changement centrée sur l’humain
  • Un pilotage dans la durée pour capitaliser sur les résultats

Construire une feuille de route de transformation digitale à partir de la maintenance, c’est poser les bases d’une modernisation solide, ancrée dans le réel, et tournée vers la performance de demain.

Et si vous commenciez par là ?